Bas-Caraquet honore son génie de la construction de bateau

Publié le : 25 juin 2012

(Bas-Caraquet, 23 juin 2012; 18h02) Par un samedi pluvieux tout Bas-Caraquet invitait son plus vieux charpentier expert en construction navale, Gérard Friolet, pour l’honorer pour l’ensemble de son œuvre, 52 bateaux en bois.

 

Toute la famille, ses enfants, ses petits-enfants et des parents de près et de loin étaient venus pour lui rendre hommage. Un grand nombre de citoyens ayant connu l’homme à l’époque où il construisait des bateaux avec eux étaient également présents.

 

À 93 ans, Gérard Friolet voyait inscrit son nom sur une plaque commémorative qui sera d’année en année embellie d’un autre nom puisqu’on entend perpétuer cet hommage aux fondateurs de l’industrie de la construction navale à Bas-Caraquet. La plaque est situé face à la mer au centre administratif du Centre de construction et de rénovation navale.

 

Plus encore, le nom de Gérard Friolet deviendra aussi le nouveau nom de la rue des Chalutiers rebaptisée rue Gérard-Friolet. Ce grand bâtisseur de bateaux de Bas-Caraquet recevait cet hommage de son vivant, c’est ce que souhaiterait les membres du conseil municipal afin d’honorer tous ceux qui ont contribué à la propagation de l’expertise des bâtisseurs de bateau de chez nous.

Si plusieurs enfants et petits-enfants de Gérard Friolet étaient présents c’est à son fils Roland (Gîte du Poirier) qu’on commandait la lecture d’un texte écrit par lui et lu au lutrin devant une foule impressionnante selon le fils. Plusieurs moments émouvants étranglèrent la voix du fils qui n’hésitait pas à raconter plusieurs anecdotes savoureuses de leur vie familiale.

 

Pour terminer la longue liste des faits d’arme du constructeur de bateau, le fils rappelait qu’à 64 ans son père recevait sa dernière commande du célèbre village de King’s Landing pour refaire une goélette typique avec la méthode des artisans du temps… sans aucun outil électrique.

 

À son retour auprès de son père, le fils l’embrassa et appuya sa tête contre la sienne en signe d’affection filiale… Roland venait de traiter son père de Génie de la construction navale, de bon père et surtout avait reconnu qu’il aimait sincèrement son père malgré les quelques fessées reçues étant jeune… et un peu turbulent.

 

Le maire Agnès Doiron en compagnie du
directeur général de Bas-Caraquet.

 

Le conseiller Michel Boucher représentait

la ville de Caraquet.